En ce mercredi 22 avril, nous célébrons la journée mondiale de la Terre. Effectivement, il ne s'agit pas d'en parler juste pour se donner bonne conscience une fois par an. Mais c'est une bonne occasion de se faire une piqûre de rappel et de remettre en question certaines de nos façons de faire, qui ne sont convenables ni pour la planète, ni même pour notre santé. Pour la petite histoire, cette journée mondiale fête aujourd'hui ses 50ans. Elle avait été initié en 1970 aux USA dans une démarche de sensibilisation à l'environnement auprès des futures générations. Aujourd'hui je partage quelques petites astuces pour montrer que certains changements peuvent s'opérer depuis notre cuisine, haut lieu de nos modes de consommation. En tant qu'amoureuse de la nature, ayant toujours besoin d'être connectée avec les éléments naturels, j'essaie régulièrement de me questionner sur comment faire mieux pour notre chère petite planète. Même si je suis loin d'être un modèle.
Astuce 1 : Cuisiner maison
Commençons par la base. Cuisiner maison à base de produits le plus bruts possible. Alors là pour le coup, c'est une valeur qui me guide depuis toujours puisque j'ai grandi dans une famille où les plats industriels étaient proscrits (mes parents sont même plus intransigeants que moi à ce sujet). J'ai donc eu la chance de grandir avec une alimentation variée, équilibrée, élaborée à base de produits frais ; ce que je reproduis naturellement depuis que j'ai quitté le nid. Pour renforcer cette éducation, durant les études de diététique, nous suivons des cours de techniques culinaires. Ce qui fait que j'ai appris à cuisiner de façon assez "élaborée" relativement tôt.
Depuis le confinement, j'ai pu pousser un peu les choses en réalisant mon pain, mes pâtes à tartes ou à pizza et progresser dans mes compétences culinaires. La satisfaction et le plaisir à la dégustation n'en sont que plus grands !
Cuisiner à base de produits bruts est plus respectueux de la planète car cela permet notamment d'enrayer les grosses industries qui proposent des aliments ultra transformés et étant à l'origine de l'hyperproduction si néfaste pour notre Terre. Souvent on remet en question une catégorie d'aliment. Par exemple, la viande. Personnellement, je ne pense pas que ce soit la viande le fond du problème mais bien la production intensive dont elle fait l'objet dans les pays développés. Autrement dit, je suis mille fois plus favorable à acheter mes morceaux de viande chez un petit producteur local, que d'aller acheter des saucisses vegan à Herta... Alors oui c'est souvent plus cher chez les petits producteurs qui respectent les circuits courts mais il suffit juste d'en manger moins souvent pour ne pas exploser son budget. 
Astuce 2 : Consommer local
Consommer local permet de favoriser les circuits courts. Les circuits courts permettent de réduire l'emprunte carbone liée à la production et surtout à l'acheminement des denrées d'un point A à un point B. Ce mode de consommation permet de se recentrer sur des valeurs communes et de faire marcher l'économie locale pour démocratiser les petits producteurs de nos régions. Encore une fois, le contexte actuel, nous montre bien qu'il est important de se diriger de plus en plus vers ces options. En outre, des denrées qui voyagent moins, préserverons davantage leurs qualités organoleptiques et nutritives.
Astuce 3 : Faire son potager
Bon chacun à sa mesure, c'est sûr ! Tout le monde n'a pas un jardin à exploiter ou même beaucoup de temps à y consacrer. Tant mieux pour les agriculteurs d'ailleurs ! Cependant, faire pousser ses plantes aromatiques, cultiver des salades ou des fraises, reste à la portée de beaucoup d'entre nous. De plus en plus, de potagers urbains sont innovés pour donner cette possibilité à une majeure partie de la population. Pour le coup, cela permet d'obtenir des produits "bio" pour un coût bien moindre que lorsqu'on va les acheter. Cela ne changera pas la face du monde mais c'est toujours un pas de plus vers la protection environnementale, un principe à valoriser.
Pour ma part, j'ai essayé à plusieurs reprises, mais je n'ai tellement pas la main verte (à mon plus grand désespoir...) que cela tourne toujours au fiasco. Je suis le genre qui fait mourir les cactus... Mais je n'abandonnerai pas... Feu mon basilic, ma menthe et mes pieds de tomates...
Astuce 4 : Manger de saison
S'approvisionner au rythme de ce que les saisons ont à nous apporter est pour moi l'une des premières façons de respecter la nature puisque c'est à nous de nous adapter à son timing et non pas l'inverse. Quand on y pense, c'est un peu un caprice de vouloir manger des tomates et des courgettes en hiver. On se retrouve avec des produits insipides si cultivés hors sol et qui auront certainement voyagé plus que de raison alors qu'ils n'ont rien d'exotique pour nous. Le progrès de la technologie nous a permis de manger ce qu'on veut quand on veut, mais l'on se rend bien compte aujourd'hui que c'est le type de progrès qui court à notre perte. D'ailleurs, je vous invite à consulter mes calendriers mensuels de saison que je divulgue chaque premier du mois sur mon compte instagram @madieteticiennebordelaise pour vous familiariser avec les produits de saison. Et oui, cela ne se limite pas aux fruits et légumes, vous verrez...!
Astuce 5 : Faire du tri dans sa cuisine
Opérer des changements durables pour la planète ne se résoud pas à ce que nous mettons dans notre assiette. Cela passe aussi par une remise en question de nos ustensiles dont bon nombre sont en plastique ou aluminium dont on connaît la nocivité... Voici quelques idées.
Préférer le verre, le bois ou l'inox pour les boîtes de conservation, les bouteilles, les ustensiles, le petit électro-ménager au détriment du plastique et de l'aluminium qui libèrent des particules nocives tant pour l'environnement que pour la santé. Remplacer le cellophane par les Beewraps pour conserver vos aliments frais. Ils peuvent même se fabriquer à la maison : DIY.  
Astuce 6 : Acheter en vrac
Toujours dans l'esprit d'opter pour des solutions plus durables pour l'environnement, acheter en vrac permet d'éradiquer le trop plein d'emballages et du coup de déchets, que nous connaissons (et avons toujours connu pour ma génération en tout cas). De plus en plus de magasins offrent cette possibilité. Il ne reste plus qu'à prendre le pli. Je parle notamment pour moi. Je reconnais que je ne le fais pas encore assez. Il suffit de conserver ses bocaux, bouteilles en verre, petits sacs en coton réutilisables à l'infini afin d'aller faire ses courses bien équipé.

HAPPY EARTH DAY
Pour célébrer notre belle planète je partage une mosaïque de photos perso (soumises aux droits d'auteur) pour nous rappeler la beauté qui nous entoure et qui mérite d'être préservée.
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